Vous souhaitez peut-être :

Quel est le point commun entre Nabila, des lasagnes à la viande de cheval et un homme tout nu ? « Le buzz » vous répondra Pierre-François Canault. Cet expert de la communication sur Internet est intervenant auprès des 2es années Web Marketing de SUP’Internet dans le cadre d’un cours axé sur la viralité. C’est lui qui apprend aux étudiants à répondre à une demande récurrente et de plus en plus présente dans la bouche des directeurs marketing des marques : « Faites-moi un buzz ». À la base, un buzz consiste à faire du bruit à grande échelle. Mais si cette définition semble simple sur le papier, la réalité est tout autre et le buzz est encore loin d’être une science exacte. « Il y a quand même un facteur chance, explique ainsi Pierre-François Canault qui apprend aux étudiants de SUP’Internet à utiliser les outils digitaux pour préparer la meilleure communication virale possible. Parfois le buzz est obligé de marcher parce que toutes les conditions sont réunies au bon moment pour qu’il explose, parfois les conditions sont réunies et la campagne bien préparée mais, vu que l’actualité est trop chargée et que l’information est phagocytée par une autre annonce, le coup tombe à l’eau. » La réussite d’un buzz dépend donc autant de sa préparation en amont (études marketing et de l’actualité par exemple) que d’une part d’imprévue. Pour mieux comprendre ce qu’est un buzz et ce qu’est un « bad buzz », son pendant négatif, la meilleure solution reste donc d’analyser différents exemples plus ou moins récents qui ont marqué le Web francophone en la matière. Pierre-François Canault revient ainsi sur 5 buzz français qui, chacun à sa manière, involontairement ou non, ont le plus secoué la toile.

<h3>1. Nabila : le buzz opportuniste et chanceux</h3>

Le cas Nabila parle à tout le monde et à toutes les générations. Comment cette participante à une émission de télé réalité a fait pour exploser du jour au lendemain avec une seule phrase ? Plus que son grand décolleté, Nabila doit d’abord son succès soudain à une sorte d’absence de concurrence. « La raison de cette explosion, c’est qu’il n’y avait strictement rien en face ce jour-là, analyse l’enseignant de SUP’Internet. Comme il n’y avait pas forcément de grosse actualité, cela a été relayé « par erreur » par Le Figaro qui n’avait pas trop d’informations à se mettre sous la dent ce jour-là et trouvait que c’était vendeur au niveau du clic. Au-delà du fait que ce soit une private joke, c’est cette situation-là qui a provoqué l’explosion. » En gros, si Nabila avait fait son « Allo » le jour du lancement de la Coupe du monde de football, elle n’aurait pas ses 800 000 followers sur Twitter.

<h3>2. Carambar : le buzz savamment orchestré</h3>

L’un des buzz « les plus incroyables et fascinants » aux yeux de Pierre-François Canault, on le doit à l’agence Fred&Farid, auteure d’un plan de communication rondement mené pour la marque Carambar. Le principe ? Faire croire que la célèbre marque aux caramels allait arrêter d’accompagner ses produits de ses traditionnelles blagues. Une idée brillante de par sa capacité à « jouer sur l’affect des français pour la marque » mais aussi de par son timing parfait. « L’annonce a été faite avant le week-end, souligne l’expert. Du coup, pendant ce dernier, l’ensemble des médias ont repris l’information et des gens se sont limite plaints comme quoi les blagues Carambar allaient disparaître. Ce n’est qu’en début de semaine qu’ils sont revenus en disant qu’il s’agissait d’une boutade et que les blagues allaient continuer. » Cette « campagne de relations presse / relations public magistrale » a eu l’effet escompté, entraînant « un énorme boost sur les ventes », et a démontré l’habilité de l’agence à jouer avec « l’identité du produit ». Un exemple à suivre.

Un des nombreux montages parodiques liés au bad buzz de Findus

<h3>3. Findus : le bad buzz qui refroidit</h3>

Consultant pour Findus lors de la fameuse crise de la viande de cheval retrouvée dans ses lasagnes surgelées, Pierre-François Canault ne pouvait pas faire l’impasse sur ce bad buzz gigantesque. « Voilà une leçon qui permet de constater qu’un bad buzz peut complètement retourner une marque, note-t-il. C’est arrivé car il y a eu énormément de visibilité sur cette informations-là et que la marque n’a pas pu démentir la chose ni réagir rapidement, étant donné qu’elle ne voulait pas crier sur tous les toits qu’il y avait du cheval dans ses lasagnes. » À en croire l’enseignant, les bad buzz sont « malheureusement réguliers » pour les marques, non pas par « envie d’en faire un » mais à cause d’éléments « qui ne sont pas gérés ou d’erreurs humaines ». Si ces bad buzz peuvent être imprévisibles, la marque (ou la personnalité) doit pourtant se préparer à y répondre le plus rapidement possible. « Il faut travailler sur sa propre e-réputation car, aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, tout le monde est exposé en ligne, insiste le spécialiste. Il faut savoir se protéger. Et comme la force du Web, c’est l’information en temps réel, elle sortira bien avant la presse, la télévision ou la radio chez qui elle arrivera si jamais elle prend de l’ampleur. Ça commence donc toujours par le Web. Si la marque ne réagit pas rapidement, elle s’expose alors à rapidement recevoir des revendications vindicatives sur les autres médias importants. Et là, c’est un effet pyramidale : plus on attend et plus l’ampleur du cataclysme augmente. » Voir l'image sur Twitter

<h3>4. La Police Nationale : le bad buzz gentiment ridicule</h3>

Certains bad buzz peuvent être moins violents que d’autres et révèlent un comique de situation fortuit. C’est notamment le cas du bad buzz qu’a connu la Police Nationale, bien éloigné de celui qu’a subi Findus, quand son community manager a partagé une invitation à jouer à un jeu smartphone depuis le compte Twitter de l’institution. « Le CM avait eu la bonne idée de relier son compte à avec celui qu’il utilisait pour jouer à Banana Kong, un jeu où on doit progresser en récoltant des bananes, s’amuse Pierre-François Canault. C’est sûr que cela a provoqué de nombreuses railleries au niveau national mais c’est plus une faute humaine qu’une faute professionnelle. » À l’affût de la moindre bourde et capables de réaliser des captures d’écran en quelques secondes, les internautes ne laissent rien passer. Il faut donc redoubler de vigilance et éviter de faire des singeries.

<h3>5. La Redoute : le bad buzz parfaitement optimisé</h3>

L’erreur humaine, on l’a retrouve aussi dans le bad buzz qui a touché La Redoute quand, sur son site Internet, apparaissait un homme nu à l’arrière-plan d’une photo où se trouvaient des enfants. « Cette image a fait le tour du Web et a vraiment explosé pour atteindre également la télévision et la radio, souligne l’enseignant. Bien entendu, il n’y avait pas d’envie de la marque à la base de mettre un homme nu sur une de ses photos : c’était une erreur du photographe qui, le jour de la retouche, n’a pas fait attention – ce qu’on peut comprendre car il a dû vérifier rapidement des centaines de fichiers. » Pour combattre un bad buzz, il faut savoir comment réagir et réaliser le bon message dédié aux bonnes personne. « Quand une marque fait une erreur, la première chose que tout le monde attend, la communauté comprise, ce sont des excuses. Or, cela ne se passe qu’une fois sur cinq ! Lors d’un bad buzz, les marques font souvent l’erreur de ne pas vouloir communiquer en se disant que cela va s’étouffer et que personne ne va en parler. Sauf que le jour où cela explose, elles sont confrontées à un danger autrement plus important. » Plutôt que de jouer la (mauvaise) carte du silence, La Redoute a parfaitement su rebondir grâce à de l’autodérision. « En plus de l’excuse, l’humour est une bonne réponse, juge Pierre-François Canault. Quelques semaines après, La Redoute est ainsi revenue avec une campagne très intelligente : la marque avait caché des choses complètement loufoques sur leurs photos et en a profité pour y associer un jeu concours auprès de sa communauté. D’autres marques n’ont pas eu cette attitude et ça s’est souvent mal fini. » En mars 2013, SUP’Internet recevait d’ailleurs Audrey Bedoucha, account director chez CLM BBDO, pour parler du cas de La Redoute.

<h2 class="sup_title_second">Toute l'actu</h2>

<p class="share">Partagez</p><div class="flex" style="justify-content: center"><br />
<img class="share_button share_twitter" src="/wp-content/themes/SupDivi/public/images/share_twitter.png" /><br />
<img class="share_button share_facebook" src="/wp-content/themes/SupDivi/public/images/share_facebook.png" /><br />
<img class="share_button share_gplus" src="/wp-content/themes/SupDivi/public/images/share_google.png" /><br />
<img class="share_button share_linkedin" src="/wp-content/themes/SupDivi/public/images/share_linkedin.png" /><br />
</div>

Agenda

<a href="/agenda/" class="event-link"> </a>

Contact

Secrétariat

Email : administration@supinternet.fr
Tel. : 01 84 07 42 35

Contact admissions

Email : admissions@supinternet.fr
Tel. : 01 80 51 71 36

Contact Presse

Direction
Email : direction@supinternet.fr
Tél : 01 84 07 42 70

Contact Entreprise

Email : entreprises@supinternet.fr
Tél : 01 84 07 43 11
Email Stages : stages@supinternet.fr

Postuler en tant qu’enseignant

Email : recrutement@supinternet.fr

Compétences & carrière

Stage

À SUP’Internet nous pensons que pour former des professionnels opérationnels une fois diplômés, il faut qu’ils aient accès au monde du travail et soient guidés durant leur apprentissage. C’est pour cela que SUP’Internet a fait le choix d’allier le stage à la formation de nos étudiants, et ce sur les trois années du cursus.

Fermer le menu