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Début avril, Bitcoin, la monnaie virtuelle créée par l’énigmatique Satoshi Nakamoto en 2009, a connu son deuxième krach consécutif à une très forte hausse. Sa valeur est passée de 250$ (191€) à 150$ (115€) en l’espace de quelques heures. Avec cette « crise » émerge à nouveau les questions quant à l’utilité et à la réalité de cette monnaie.

 

Devise et systeme de paiement

Pensée depuis la fin des années 1990, l’idée d’une monnaie virtuelle, non assujettie aux banques ou aux Etats, émerge alors qu’Internet prend une ampleur croissante. Le principe de cette devise repose sur la neutralité des agents et serveurs, palliant ainsi aux problèmes de confiance auxquels font face les acteurs classiques de l’économie.

Bitcoin agit comme monnaie, dont la valeur est déterminée par l’usage économique (échanges, transactions, émissions) qui en est fait, et comme un système de paiement n’utilisant pas d’infrastructure centralisée. Lancée en 2009, l’émission de bitcoins est régulière, avec un nombre fini d’unités produites et mises en circulation fixé à 21 millions (on approchera de cette quantité vers 2030).

Succès soudain et critiques vives

La monnaie, assez peu connue du grand public, a son lot de partisans et de détracteurs, a fortiori depuis ce récent krach.

Certains stratèges en économie et finance voient déjà en Bitcoin une valeur d’investissement peut-être aussi sûre que les métaux précieux. D’autres estiment que le récent succès « mainstream » de ce système est à lier aux crises financières à répétition qui essaiment l’actualité (la crise chypriote ayant pu servir de catalyseur), poussant les usagers à convertir leur épargne en bitcoins non taxables. Enfin, la possible déflation (baisse de l’indice des prix) de la monnaie (du fait d’un nombre fini et connu d’unités produites et en circulation), à long terme, pourrait devenir un argument majeur.

Mais les critiques sont nombreuses. Les deux krachs qu’a subi la valeur depuis sa création tendent à prouver l’extrême volatilité des bitcoins, un contre-argument fort pour tout investisseur un tant soit peu prudent. Le système bitcoin est également soupçonné d’être un moyen de blanchiment d’argent. Enfin, la confiance en un système reposant sur un réseau d’ordinateurs décentralisé et très opaque fait encore de nombreux frileux.

Malgré ces récentes polémiques, Bitcoin intéresse de plus en plus. Les conseillers financiers commencent en effet à recevoir de plus en plus de demandes d’information quant à la monnaie virtuelle.


3 questions à Etienne Hayem (@zoupic), spécialiste des monnaies complémentaires et consultant auprès des collectivités territoriales :

Pourquoi y’a-t-il eu ce regain d’intérêt pour Bitcoin au début du mois ?

Selon moi, c’est lié à la crise chypriote et de l’euro en général. A chaque fois que la monnaie européenne est en crise, cela entraine une perte de confiance des marchés. Les investisseurs cherchent alors un autre endroit où placer leur argent. Aujourd’hui, Bitcoin semble être une alternative aussi intéressante qu’ont pu l’être l’or ou l’argent par le passé.

Deux choses fortes assurent Bitcoin et en font une valeur sûre :

  • Son codage : la monnaie est en peer-to-peer, décentralisée et cryptée. La confiance est basée sur ce code et son algorithme, très compliqués à craquer et sur le fait que le réseau émettant la monnaie ne réponde à aucune autorité centrale.
  • Son intention : le nombre de Bitcoins émis est fini. Plus il y aura d’utilisateurs, moins il y aura de monnaie émise.

Le krach est passé, la valeur s’est rétablie. Compte tenu de cette relative volatilité, comment peut évoluer Bitcoin ?

Compte tenu de sa vocation initiale (peer-to-peer, logiciel libre), Bitcoin sert avant tout une économie du savoir, de l’échange de services digitaux et numériques. Wikileaks se finance en Bitcoins depuis qu’ils ont été bloqués par Visa, Mastercard et Paypal. La Quadrature du Net accepte également les dons en Bitcoins.

Il y a beaucoup d’innovation en cours en ce qui concerne les monnaies complémentaires aux monnaies légales. Comme KaZaA ou Napster en leur temps ont pu agir pour la libération de la musique, Bitcoin peut être vu comme la première vague vers une libération de la monnaie. Car celui qui crée la monnaie détient un pouvoir considérable. Bitcoin permet donc une prise de conscience à ce propos. Bien sûr, des régulations fortes vont être nécessaires. Mais Bitcoin annonce très certainement un nouveau modèle économique et social.

Il y aura d’autres monnaies complémentaires à moyen terme ?

J’en suis convaincu. Déjà d’autres initiatives apparaissent avec plus ou moins de succès : Western Union va bientôt lancer un système similaire à Bitcoin ; les Facebook Credits ; les monnaies territoriales mises en place dans certaines collectivités (dont les villes de Grenoble, Lille et Nantes)… Ces initiatives, de plus en plus nombreuses, permettent de se projeter dans ce qui sera le Wikipedia de la monnaie. Une monnaie émise pour et par les citoyens, avec un code transparent et juste pour tous.

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