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Denis Fayolle, serial entrepreneur et business angel, parrainera la Promotion 2014 de SUP’Internet, la 1e promotion sortante de l’école supérieure de l’expertise web, lors de la cérémonie de la remise de ses titres à l’UNESCO, le 20 juin.

« La manière dont on faisait un site Web il y a cinq ans et la manière dont on en fait aujourd’hui n’ont rien à voir », affirme le célèbre co-fondateur de LaFourchette.com, qui a accompagné des start-ups comme Habiteo, ZenSoon, maFringue ou encore monEchelle.fr. À quelques jours de la remise des titres SUP’Internet, cet expert revient sur son parcours et l’évolution du Web dans une interview avec Arnaud Rollet, rédacteur de IONIS Education Group.

Qu’est-ce qui vous a attiré à faire des études d’informatique puis travailler dans ce secteur ?
L’informatique est une passion depuis tout jeune. Comme on dit, je suis tombé dedans quand j’étais petit ! Au collège, je développais déjà et c’est quelque chose qui m’a suivi. Ensuite, lors de mes études, j’ai eu le choix entre plusieurs écoles. L’informatique étant toujours en première position dans mes choix, j’ai décidé naturellement de faire une école spécialisée (l’École Nationale Supérieure d’Informatique pour l’Industrie et l’Entreprise) puis de continuer dans cette voie mais en prenant un virage entrepreneurial. En fait, dès ma sortie de l’école, j’ai tout de suite monté une première start-up (Edengo) avec d’autres associés où je pilotais à la fois les pôles projets, services techniques, marketing et la partie financière en tant que Chief Financial Officer (CFO). Pendant cinq ans, j’ai donc fait de l’informatique mais aussi d’autres choses, ce qui est le propre de l’entrepreneur.

2b0e9e1Ce tournant vers l’entrepreneuriat, c’était en 2001, dès l’obtention de votre diplôme ?
Non, un peu avant en fait car la création d’entreprise a un petit peu retardé l’obtention de mon diplôme en 2001. En effet, j’ai lancé ma première start-up en 1999, en parallèle de mes études. C’était dans le domaine du cashback. Nous étions plusieurs associés à nous lancer là-dedans, à une époque où beaucoup de start-ups fleurissaient avec des promesses de gains absolument énormes. Nous avons levé de l’argent puis la bulle Internet a éclaté. Il a fallu qu’on résiste à cela et on s’est adaptés en se réorientant vers de la prestation de services. Cela nous a permis de survivre mais surtout de gagner de l’argent pour ensuite faire l’acquisition d’un certain nombre de sociétés. Après cinq ans, nous l’avons vendue à eBuyClub, leader français et européen du cashback à cette époque. J’ai ensuite monté une agence Web avec un génie du marketing qui m’a tout appris mais ça n’a pas collé car, s’il ne souhaitait pas développer la société, j’avais plutôt « faim ». Du coup, je suis parti et j’ai monté une troisième société avec trois associés, La Fourchette. Comme un des associés était espagnol, cela nous a permis de lancer dès le début la structure en France et en Espagne. J’y suis resté 5 ans en m’occupant aussi bien des équipes techniques et marketing que la gestion de trafic. Puis j’ai pris un an de vacances pour me remettre de toutes ces années intenses avant de me relancer en accompagnant des start-ups, en les conseillant sur la partie stratégie financière, marketing, commerciale, acquisition de trafic et en les aidant également sur la partie financement mais en ayant toujours une approche assez forte d’accompagnement. Durant les six premiers mois, je vais être tout le temps avec elles pour les aider à tout définir et les challenger sur les parties qu’elles ont déjà définies.

Est-ce que se lancer dans le business du Web est plus facile aujourd’hui ?
Il y a des différences. Sur la partie création d’entreprise, ça me paraît plus facile, dans le sens où les écoles comprennent désormais que les étudiants peuvent avoir envie de créer leur société en parallèle de leur formation. Elles vont même faciliter les choses. Aujourd’hui, il y a aussi des tonnes de structures d’accompagnement et d’accueil pour héberger les entreprises. Cela simplifie donc le côté entrepreneur. En revanche, les taux de réussite des entrepreneurs sont à peu près identiques à ce qu’ils étaient auparavant, à la différence près qu’il y a un marché aujourd’hui, ce qui n’était pas le cas quand j’ai commencé en 1999-2000.

Après, le Web a complétement changé entretemps, ne serait-ce que pour ses devices. La partie mobile et tablettes ne fait qu’augmenter et implique une consommation totalement différente selon les pays. Notamment en Afrique où l’accès à Internet se fait principalement par mobile : cela induit forcément des problématiques différentes. Du coup, le Web est à la fois plus complexe… et plus facile. Plus complexe car, pour le maîtriser, il y a beaucoup de choses en technique et en marketing qu’il faut comprendre et assimiler. Plus facile, car il y a plus d’outils pour ça. Pour la partie technique, quand on démarrait en 1999, il n’y avait pas de Frameworks en PHP, en JavaScript ou en feuille de style : tout était fait à la main. Désormais, on peut se baser sur des outils existants pour aller beaucoup plus vite dans la construction. Pour la partie marketing, il y avait peu de choix pour acquérir du trafic alors qu’aujourd’hui il existe des tonnes de canaux différents, que ce soit Facebook, le retargeting ou les AdWords qui ont pris une ampleur phénoménale. Le panel d’options possibles fait que le challenge est encore plus intéressant.

À l’époque, tout restait à faire finalement alors, qu’aujourd’hui, il existe des codes en technique, graphisme et marketing qu’il faut absolument acquérir pour pouvoir après se développer et comprendre l’univers dans lequel on peut évoluer.
Tout à fait. Il y a des codes à comprendre et, sur la partie graphique par exemple, il y a des vraies complexités à assimiler. La manière dont on faisait un site Web il y a cinq ans et aujourd’hui n’ont rien à voir de par l’émergence des nouveaux usages mobiles et tablettes. Il faut penser à faire des sites en responsive mais aussi se demander s’il faut également développer une application mobile. Il faut appréhender les évolutions et ne pas hésiter à partir sur de nouveaux formats, de nouvelles normes. Pour maîtriser ces changements, il y a des outils et, bien évidemment, des formations.

SUP’Internet enseigne le Web Design, le Web Marketing et les Web Technologies. La spécificité de l’école fait que les étudiants sont amenés à travailler ensemble sur des projets. Estimez-vous cette pédagogie comme apte pour leur permettre ensuite de réussir sur le marché du Web ?
Clairement oui, car le Web a des contraintes. On ne peut pas faire ce qu’on veut d’un point de vue UX car cela aura des conséquences sur le plan technique, puis sur les parties faisabilité et performance du site. De nombreuses études ont montré que cela pouvait ensuite avoir des conséquences importantes sur le taux de transformation du site. Sur la partie marketing, c’est le même souci : on peut imaginer un tas de choses mais si on ne comprend pas les contraintes techniques ou comment fonctionnent les cookies et le tracking, cela va être compliqué de mettre en place un système d’analyse. Enfin, il semble évident que les parties marketing et graphiques doivent communiquer. Les métiers ont besoin de se comprendre pour arriver à avancer plus facilement ensemble. Cela fluidifie complétement les projets et donne des réalisations de bien meilleure qualité.

Vous êtes le parrain de la promotion 2014, la première de SUP’Internet. Qu’est-ce que cela vous fait d’être parrain de cette nouvelle génération qui arrive sur ce marché ?
C’est déjà un grand honneur et une grande fierté. En même temps, je pense que c’est aussi assez révélateur des changements et des évolutions du Web qui font que s’accélérer. Cela fait quinze ans que je suis dans le Web : sur les dix premières années, ça a évolué doucement et ça s’est fortement accéléré les cinq dernières, notamment avec l’aspect mobile. Cela va continuer dans ce sens-là et je crois vraiment que la formation de SUP’Internet est révélatrice des enjeux de demain sur ces tendances actuelles et futures qui sont en train d’exploser dans les business models.

Quel conseil donneriez-vous à vos « filleuls » ?
De toujours rester curieux. C’est vraiment le point clé quand on veut travailler dans le Web, un univers en création et constamment capable de profonds changements. On le voit tous les jours. Si, il y a quinze ans, on m’avait dit qu’on développerait des applications pour mobiles et que certains business se lanceraient en mobile first, j’aurais dit que ce serait impossible. Quand on voit l’explosion des usages tablettes, c’est pareil. On ne sait pas ce qu’il va se passer dans cinq ou dix ans et c’est justement ça qui est intéressant. En tout cas, il faut rester curieux pour continuer à s’adapter et pouvoir travailler dans cet univers passionnant et challenging.

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