Vous souhaitez peut-être :

Passée par la radio où elle a fait ses armes avant de rejoindre feu LePost.fr et de devenir en parallèle une bloggeuse « gourmande et gourmette », Aude Baron est depuis 2011 co-fondatrice et rédactrice en chef du Plus, « le site d’actualité nouvelle génération du Nouvel Observateur ».

C’est en tant que spécialiste de l’écriture en ligne qu’elle intervient depuis 2012 auprès des étudiants de 1re année de SUP’Internet suivant les filières Web Design et Web Marketing. Son objectif ? Leur apprendre à comprendre les bases d’un métier auquel ils seront probablement confrontés une fois diplômés.

<h3> A quoi correspondent tes interventions auprès des étudiants de SUP’Internet ?</h3>

L’approche mise en place consiste à leur donner les bases de l’écriture en ligne en plus de leur expliquer comment travaillaient les journalistes et rédacteurs pour qu’ils comprennent les personnes avec qui ils seront amenés à collaborer. Le but étant de leur présenter notre métier – quelles sont nos contraintes, nos enjeux, nos objectifs, etc. – en partant du principe que les gens d’une équipe ou d’une entreprise travaillent avec plus de fluidité quand ils connaissent les différents métiers présents.

<h3> Comment as-tu découvert la pratique de l’écriture en ligne ?</h3>

J’ai tout simplement appris sur le tas car, à l’époque où j’étais en école de journalisme, il n’y avait pas encore de formation pour l’écriture en ligne et les rédactions sur Internet n’étaient pas du tout structurées. Mon apprentissage, c’est donc beaucoup d’observation, de bon sens… et aussi de l’envie ! En fait, j’ai toujours été animée par l’envie de rencontrer mon public et d’être à l’écoute des lecteurs. Du coup, quand on parle de mots clés, c’est plus du bon sens que quelque chose pensé pour Google. Les mots clés, c’est avant tout pour le lecteur : si on fait un article sur Valérie Trierweiler et qu’il n’y a pas son nom en titre, on ne va pas savoir de quoi on nous parle. Les mots clés sont donc d’abord là pour guider le lecteur. Et si on veut qu’un article circule bien sur les réseaux sociaux, il faut d’abord penser au titre. C’est pour ça que je ne raisonnerais pas tant en termes de mots clés mais plutôt en termes de sujet : il faut juste être clair vis-à-vis de son lecteur.

<h3> Qu’est-ce que t’inspire justement ces titres « tendances » qui sont très longs ou se présentent sous la forme de devinettes alléchantes ?</h3>

Avant, on parlait de deux types de titres : il y avait le titre informatif et celui incitatif. Maintenant, il y a le « titre Google » et le « titre réseaux sociaux ». Le « titre Google », c’est celui qui va être basé sur des mots clés par rapport aux algorithmes. Heureusement, cette pratique est en train de baisser un peu car, finalement, on ne peut pas forcer quelqu’un à cliquer sur les réseaux sociaux. Du coup, on va plus se diriger vers des titres qui donnent envie de lire même s’il faut trouver le bon équilibre et ne pas forcément utiliser les titres basés sur le modèle du site Upworthy –qui a fait ces titres très axés sur l’émotion, un peu sensationnaliste, du genre « vous ne devinerez jamais ce qui est arrivé d’absolument incroyable à cette jeune fille époustouflante ». Il faut de l’émotion, bien sûr, et c’est vrai qu’Upworthy a trouvé une super recette qui a été beaucoup copiée, mais il faut savoir se réinventer. Au Plus, une grosse partie de mon boulot consiste justement à retravailler les titres. C’est quelque chose auquel je tiens énormément parce que le titre peut donner envie de lire mais aussi flinguer un article. C’est redoutable.

<h3> Puisqu’on parle des titres d’Upworthy, certains ne les apprécient pas du tout. De ton coté, qu’est-ce que tu ne supportes pas retrouver dans un article d’actualité en ligne ?</h3>

Avant, on parlait de deux types de titres : il y avait le titre informatif et celui incitatif. Maintenant, il y a le « titre Google » et le « titre réseaux sociaux ». Le « titre Google », c’est celui qui va être basé sur des mots clés par rapport aux algorithmes. Heureusement, cette pratique est en train de baisser un peu car, finalement, on ne peut pas forcer quelqu’un à cliquer sur les réseaux sociaux. Du coup, on va plus se diriger vers des titres qui donnent envie de lire même s’il faut trouver le bon équilibre et ne pas forcément utiliser les titres basés sur le modèle du site Upworthy –qui a fait ces titres très axés sur l’émotion, un peu sensationnaliste, du genre « vous ne devinerez jamais ce qui est arrivé d’absolument incroyable à cette jeune fille époustouflante ». Il faut de l’émotion, bien sûr, et c’est vrai qu’Upworthy a trouvé une super recette qui a été beaucoup copiée, mais il faut savoir se réinventer. Au Plus, une grosse partie de mon boulot consiste justement à retravailler les titres. C’est quelque chose auquel je tiens énormément parce que le titre peut donner envie de lire mais aussi flinguer un article. C’est redoutable.

<h3> Un autre débat revient fréquemment sur la longueur idéale d’un article sur le Net. Quelle est ta position là-dessus ?</h3>

Sur le sujet, j’avoue ne pas avoir de « religion ». D’une manière générale, je suis avant tout guidée par le pragmatisme, c’est-à-dire que j’observe beaucoup le comportement des lecteurs et des chiffres. Pour cela c’est simple : j’ai des outils d’analytiques, que ce soit Shark Bite, Xiti ou Médiamétrie, et je les examine vraiment en profondeur pour comprendre mes lecteurs. Cela me permet de voir ce qui marche, ce qui ne marche pas, ce qu’on a envie de faire, etc. L’idée, c’est de trouver ainsi l’équilibre entre les attentes de nos lecteurs et nos ambitions éditoriales.
Pour revenir au calibrage des articles, le format le plus accessible se situe, pour moi, entre 2 000 et 4 000 signes car cela laisse le temps de dire des choses sans que le résultat ne soit trop long. Je pense d’ailleurs qu’un article trop court demande beaucoup de travail – plus on fait court, plus c’est compliqué de synthétiser. Pour autant, je ne suis pas du tout opposée au long format car ça fait du bien aussi de rentrer un peu en profondeur. Cependant, dans ces cas-là, il y a une exigence au niveau de l’écriture : on peut écrire « long » mais il faut avoir une écriture hyper solide, sans répétition et qui soit fluide.

<h3>Tu parles d’outils analytiques. Te bases-tu davantage sur ces outils là que sur une écoute plus « directe » de ton lectorat via notamment les commentaires ?</h3>

Pour moi, la base, c’est l’analytique parce que c’est objectif. Après, je ne suis pas uniquement focalisée sur les chiffres : je suis aussi guidée par le projet éditorial au sein du groupe Nouvel Observateur – ce qu’on a envie de faire, notre identité –, par les remarques de l’équipe – j’essaye d’horizontaliser un maximum les prises de décision même si, au final, je suis l’arbitre – et par les retours de nos contributeurs réguliers. L’équilibre se fait donc entre les chiffres, nos ambitions éditoriales et la communauté. Par contre, il faut aussi avoir conscience que les chiffres ne sont qu’une traduction du comportement de nos lecteurs : ils représentent le nombre de lectures, le parcours utilisateur, etc. Ainsi, quand je vais lire un commentaire disant qu’il est scandaleux de parler du livre de Valérie Trierweiler, je peux comprendre cet avis mais je constate que cela intéresse quand même puisque les articles cartonnent. Cela signifie qu’il se passe donc quelque chose et que le sujet n’est pas si « bullshit » que ça.

<h3>Quelles sont les questions les plus souvent posées par les étudiants de SUP’Internet lors de tes interventions ?</h3>

En général, les étudiants qui me posent des questions sont ceux qui se sont déjà confrontés ou se confrontent à l’écriture en ligne : ils ont des blogs ou sont de gros lecteurs de média. Beaucoup de leurs questions concernent les titres ainsi que l’utilisation des mots clés et l’enjeu Google. Je leur explique qu’il ne faut pas écrire pour Google même s’il faut en tenir compte : on ne doit pas oublier que ce sont avant tout des êtres humains qui nous lisent, pas des machines.

<h3>Est-ce que tu conseilles justement les étudiants à se lancer dans l’écriture sur Internet ?</h3>

Je ne peux que leur conseiller, surtout avec un blog : c’est gratuit, facile et on peut l’arrêter du jour au lendemain. En plus, c’est aussi l’occasion d’écrire en se faisant plaisir ! C’est super important de se faire plaisir pendant ses études et d’avoir son petit outil pour faire ce qu’on veut, juste pour soi.

<h2 class="sup_title_second">Toute l'actu</h2>

<p class="share">Partagez</p><div class="flex" style="justify-content: center"><br />
<img class="share_button share_twitter" src="/wp-content/themes/SupDivi/public/images/share_twitter.png" /><br />
<img class="share_button share_facebook" src="/wp-content/themes/SupDivi/public/images/share_facebook.png" /><br />
<img class="share_button share_gplus" src="/wp-content/themes/SupDivi/public/images/share_google.png" /><br />
<img class="share_button share_linkedin" src="/wp-content/themes/SupDivi/public/images/share_linkedin.png" /><br />
</div>

Agenda

<a href="/agenda/" class="event-link"> </a>

Contact

Secrétariat

Email : administration@supinternet.fr
Tel. : 01 84 07 42 35

Contact admissions

Email : admissions@supinternet.fr
Tel. : 01 80 51 71 36

Contact Presse

Direction
Email : direction@supinternet.fr
Tél : 01 84 07 42 70

Contact Entreprise

Email : entreprises@supinternet.fr
Tél : 01 84 07 43 11
Email Stages : stages@supinternet.fr

Postuler en tant qu’enseignant

Email : recrutement@supinternet.fr

Compétences & carrière

Stage

À SUP’Internet nous pensons que pour former des professionnels opérationnels une fois diplômés, il faut qu’ils aient accès au monde du travail et soient guidés durant leur apprentissage. C’est pour cela que SUP’Internet a fait le choix d’allier le stage à la formation de nos étudiants, et ce sur les trois années du cursus.

Fermer le menu